Bordel, Bruxelles !

Je ne suis pas Bruxelles. Je n'afficherai pas de drapeau belge. Ni fier, ni en berne. Pas que mon plat pays me fasse honte mais il est temps de réaliser que ce n'est ni une ville, ni un état qui sont attaqués mais bien l'ensemble d'une idéologie. Paris. Ankara. Boston. Istanbul. Bruxelles. Abidjan. Tunis. Et malheureusement plein d'autres. C'est le monde civilisé et libre qui est visé. Il n'y a plus de place pour un sentiment d'appartenance nationale. C'est ce besoin d'appartenir et de se raccrocher à une identité qui exergue la différence.

Je suis l'amour. Je me bats contre ma propre peur. La lutte est âpre mais je ne lache rien. Je n'offrirai rien à ces lâches.

Je suis naturellement choqué. J'ai dû retenir ce matin plusieurs fois mes larmes. Je pense aux familles des victimes. Je crains les jours à venir où j'apprendrai que ce drame a touché des personnes proches de ceux que je connais. C'est inévitable.

Mais aujourd'hui, je veux être l'espoir. J'ai trouvé mon héraut. Je sers mon fils dans mes bras. Il me bombarde de sourires. Son innoncence est belle. Il est mon meilleurs remède contre le chagrin qui me ronge.

image by .

Pour que dure l'espoir et que l'avenir de nos enfants soit serain, je prie les dirigeants de ce monde d'oublier les querelles ridicules qui les obsèdent aujourd'hui. Il est temps d'agir intelligemment. J'ai du respect pour les forces de l'ordre et le travail qu'elles abattent mais un guerrier à chaque coin de rue ne nous sauvera pas. Je vous prie chers gouverneurs de proposer de véritables solutions. Que cesse le balais d'images chocs dignes de film à sensations.

Aimons-nous bordel de merde !